Demain est le jour J. Des mois d’attente, pour s’immerger, s’abandonner à nouveau dans son univers rock. Il est temps pour moi en cette période de vache maigre de réenclencher la mécanique consistant à mériter son concert. Cette fois-ci, je ramerai sûrement dans les transports en commun (actualité oblige), ou peut-être pas. Je marcherai probablement Converse® aux pieds, les yeux fixés sur mes pensées tel un authentique pèlerin en quête de spiritualité, ou peut-être pas.
Oui, mardi 20.11.2007 à 19h30, je serai, quoi qu’il arrive à l’Élysée Montmartre pour savourer le concert des "BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB".
Recevoir le temps d'une soirée un pote qui a émigré en Allemagne, n'a que des bons cotés, car ça veut :
1. Visiter Montmartre la nuit. 2. Prendre The Eiffel Tower en photo. 3. Manger typiquement français. 4. Faire du Vélib® à toute berzingue dans Panam. 5. S'enflammer dans tout les endroits insolites. 6. Ne plus dormir pour onduler son corps en boite de nuit.
Il ira même jusqu'à te pardonner le lendemain matin de n'avoir pas eu le courage de franchir les portes d’un night club, l’empêchant de ce fait de réaliser son 6 à la suite pour son premier retour dans la capitale. Si c’est pas un pote ça !
Depuis peu le Rom1 se rend compte que le RER B, en milieu de soirée, s'arrête 1 fois sur 3 à Bagneux City Beach. Et comme le Rom1 a le chic pour débarquer sur le quai de la gare quand le RER démarre en direction de Paris et bien y s'emmerde sévère sur ce petit bout de macadam. D'où la photo du jour un peu inutile et passe-temps.
Immeuble du 4 allée du Bellay, Reims (51) - 19.10.2007 09h50
Je pensais bêtement qu'en remettant les pieds une dernière fois par là-bas, je traçais rapidement mon chemin, ayant déjà eu le temps d’effectuer le deuil de ces dernières années (heureuses et malheureuses).
Néanmoins, c’est bel et bien une larme qui a coulé le long de ma joue. Et à ce jour, je ne sais même pas analyser précisément pourquoi j’ai eu le vague à l’âme lorsque la porte de mon immeuble s'est définitivement refermée derrière moi.
Alors disons que c’est peut-être dû à toute cette accumulation d’instants bien trop complexes à dissoudre…
Mes premiers projets avec elle, eux qui m'ont protégé et aimé, moi seul entre ces murs, ma plongée irréversible dans la musique, ma courte rencontre avec elle+1, mes amis, mon investissement pour elle+2, mon ex-boulot, le labo, mon faux départ début 2005, mon vrai départ début 2006, le CNAM, mon vrai faux job, Paris, mon réel destin, …
Une liste bien trop longue. Une seule chose est sûre, c’est qu’il était vital d’entendre ta voix à travers ce téléphone telle une soupape, une mise à l'air libre.
------------ Il faut outrepasser le fait qu'en cliquant sur ce lien vous allez faire face à quatre ados dépressifs, remarquerez simplement que mon ami Billy a quasiment les yeux fermés lorsqu'il joue le titre "Disarm". Maintenant, je vous invite à faire un bond en avant de quelques années en cliquant sur celui-ci. Le regard de Corgan est tout autre. Ses yeux grand ouverts ne me laisse pas indifférent et me donne matière à méditer.
A quelques pas de Bagneux City Beach (92) -15.10.2007 18h14
Mes pieds se frayent tant bien que mal un chemin dans ces feuilles mortes dispersées sur le macadam, comme un signe manifeste que la grisaille a envahi nos cœurs. La température extérieure a atteint les 13°C, et pourtant mon organisme n’envoie toujours aucun message. Je déambule sur ce trottoir un simple ticheurte sur le dos, et la seule chose qui me refroidi vraiment c’est ce départ prématuré.
C’est donc dans cette atmosphère maussade que le nouvel opus de Radiohead commence petit à petit à faire effet. La sonorité de Reckoner est définitivement imprimée dans mon cerveau, je ne peux m’empêcher de la rejouer.